Le soutien de Mme Pelosi apporté en marge de son déplacement à l'Arménie, un pays agresseur qui occupait 20 % des territoires azerbaïdjanais depuis près de 30 ans, ses déclarations à Erevan, accompagnées de fausses expressions faciales et de gestes sentimentaux et émotionnels visaient à influencer les sentiments de personnes n'ayant aucune information sur les réalités dans le Caucase du Sud.
Tout le monde se souvient que Nancy Pelosi a soutenu l'occupant pendant presque 30 ans. Elle était aux côtés des Arméniens, c'est-à-dire des criminels de guerre, des assassins d'enfants et de femmes, des terroristes, des vandales, lorsque les Azerbaïdjanais ont été victimes d'un génocide, lorsque leurs maisons, leurs sanctuaires et les tombes de leurs proches ont été détruits, et peut-être que, de diverses manières, elle a apporté un soutien pratique aux plans anti-azéris des ultranationalistes arméniens, des Dachnaks, du parti "Gncaks", des terroristes de l'ASALA.
Car pour telles personnes, les valeurs humaines et les principes de l'humanisme ne sont rappelés que lorsque leurs intérêts l'exigent. Nous n'avons jamais vu Mme Pelosi, qui tente actuellement de faire passer les prédateurs pour des "opprimés", verser des larmes pour les innocents, les bébés et les femmes victimes des scénarios de guerre mis en œuvre dans le monde.
Nous n'avons pas non plus remarqué la préoccupation de Mme Pelosi et de ses semblables pour les victimes innocentes de Khojaly et d'autres régions d'Azerbaïdjan soumises à l'agression arménienne. On ne l'a pas vue non plus compatir avec les enfants privés de bras et de jambes qui ont été victimes de la "démocratie portée par des roquettes" en Irak, en Syrie, en Libye, en Afghanistan et au Yémen.
Derrière ce soutien, il y a naturellement l'espoir de capitaliser les votes de la, diaspora arménienne américaine lors des élections américaines de mi-mandat qui auront lieu le 8 novembre prochain. Et la raison pour laquelle Mme Pelosi rit parfois et parfois soudainement "pleure" à Erevan, ce sont les fonds nécessaires pour les élections et le fonds électoral. Autrement dit, Nancy Pelosi ne pleure même pas pour les Arméniens.Elle pleure pour ses propres intérêts...
Le show Pelosi à Erevan et son "amitié" temporaire avec les Arméniens revanchards
Quelles les raisons qui ont poussé Mme Pelosi à faire des déclarations aussi absurdes contre l'Azerbaïdjan ?
Il convient avant toute chose de de noter la sympathie de la responsable américaine non seulement pour les séparatistes et les revanchards en Arménie, mais aussi pour les régimes qui sèment la discorde dans le monde entier. Par exemple, en visitant Taïwan, qui est l'un des principaux litiges entre la Chine et les États-Unis, et l'un des sujets de tension militaire, Mme Pelosi a encouragé l'embrasement du conflit et augmenté la tension militaire dans la région. Bien que la Chine considère Taïwan comme une partie d'elle-même, Taïwan s'est déclaré État indépendant avec l'aide des États-Unis et d'autres puissances intéressées. Pour cette raison, Pékin a fait des déclarations condamnant la visite du fonctionnaire américain à Taïwan, et a même envoyé des messages à Washington indiquant qu'elle ne renoncera pas à ses revendications sur Taïwan en organisant des exercices militaires à grande échelle dans la région.
Bien sûr, il existe des raisons particulières pour lesquelles les États-Unis s'intéressent tant à la région revendiquée par la Chine. Il est connu que l'économie chinoise connaît une croissance rapide. L'essor de la Chine pourrait entraîner la fin de la domination économique des États-Unis dans le monde. Selon les experts, les États-Unis soutiennent les séparatistes de Taïwan pour leurs propres intérêts et prévoient de ralentir la croissance économique de Pékin en entraînant la Chine dans un conflit militaire. La Chine, en revanche, a répondu à la visite provocatrice de Mme Pelosi par la force militaire et la retenue, empêchant la situation de s'envenimer et Washington d'atteindre ses objectifs.
D'après les détails de la visite de Mme Pelosi à Erevan, il est clair que les propres intérêts de Mme Pelosi sont plus importants que les intérêts nationaux, la sécurité et le développement de son peuple.
Concernant l'Azerbaïdjan, le passé et le présent politiques de Mme Pelosi révèlent les intérêts qu'elle sert dans toute leur nudité. En bref, Mme Pelosi est l'un des principaux défenseurs des intérêts arméniens dans le monde. Par exemple, elle est l'un des responsables américains qui a soutenu la résolution sur la Turquie soutenue par la diaspora arménienne. En outre, l'une des principales raisons qui ont rapproché Nancy Pelosi des Arméniens est la proximité des élections de mi-mandat aux États-Unis. Les larmes de crocodile versées lors de l'évocation du "génocide arménien" aideront, croit-elle, à gagner les votes du lobby et des organisations arméniennes.
Les déclarations insincères et scandaleuses de Pelosi à Erevan
Lors de la conférence de presse tenue à Erevan, Mme Pelosi a attiré l'attention sur la sécurité de l'Arménie et l'inviolabilité des frontières. Elle a déclaré être inquiète pour la sécurité de l'Arménie. La question se pose : si les États-Unis attachent tant d'importance à la question de la sécurité des États, pourquoi n'ont-ils pas fait pression et imposé des sanctions sur Erevan, qui a menacé les frontières de l'Azerbaïdjan et occupé ses terres pendant près de 30 ans ? La question de la sécurité des frontières ne concerne-t-elle que l'Arménie ?
Pire. Par une hallucinante inversion de la réalité, Nancy Pelosi a évoqué sans vergogne un “acte de vandalisme à l'encontre de la population arménienne du Karabakh en Azerbaïdjan”, ey “la destruction de monuments historiques”, alors que, pendant 30 ans, les Arméniens ont rasé les villes azerbaÏdjanaises et transformé les monuments en tas de cailloux, sous le regard indifférent de la députée américaine.
Conséquences politiques et économiques de la visite d’un officiel américain à Erevan pour l'Azerbaïdjan et l'Arménie
Erevan voit dans les États-Unis, de l'autre côté de l'océan, une porte de sortie, un lieu d'espoir. Compte tenu des objectifs stratégiques des États-Unis, l'Arménie n'a aucune importance pour eux, et il semble peu probable que Washington donne suite à l'une quelconque de ses promesses à Erevan. Le perdant sera la société arménienne car chacun sait quel État a la main sur l'économie, l'armée et le système politique de l'Arménie.
Les déclarations de Mme Pelosi contre l'Azerbaïdjan à Erevan n'auront aucun impact économique ou politique sur Bakou. Parce que, du point de vue politique, Bakou a adopté une position ferme à l'égard de l'Arménie et du Karabakh, et qu'aucune force ne pourra détourner l'Azerbaïdjan de cette position.
Mme Pelosi est également bien consciente que l'Azerbaïdjan est un État clé du Caucase du Sud et de son rôle dans la sécurité énergétique de l'Europe, mais il semble qu'elle n'hésite pas à s'opposer aux intérêts mondiaux des États-Unis et à faire des déclarations qui menacent la paix et la stabilité futures de la région afin de gagner le soutien des Arméniens. Mme Pelosi comprend également que les États-Unis ont très peu d'influence économique sur l'Azerbaïdjan, et nous ne nous tromperions pas si nous disions que Washington attend beaucoup de Bakou sur le plan économique.
Il suffit par exemple de rappeler une partie de la lettre envoyée par le président américain Joe Biden à l'occasion du 30e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les États-Unis d'Amérique et la République d'Azerbaïdjan, pour faire comprendre une fois de plus l'importance de Bakou pour Washington.
Joe Biden y dit en substance : "L'Azerbaïdjan est également important pour réaliser l'énorme potentiel de la coopération transcaspienne en termes de stabilisation des marchés régionaux et mondiaux. Dans le même temps, l'Azerbaïdjan joue un rôle décisif en contribuant à stabiliser la sécurité énergétique de l'Europe par le biais du Corridor gazier Sud et en fournissant du carburant important pour l'Ukraine. Je me félicite des mesures que vous continuez à prendre pour que l'Azerbaïdjan réalise pleinement son potentiel, notamment en promouvant une économie diversifiée, en contribuant aux objectifs mondiaux de lutte contre le changement climatique en investissant dans les sources d'énergie renouvelables, en renforçant l'État de droit et la responsabilité, et en élevant le niveau de vie de la population azerbaïdjanaise. Les États-Unis sont déterminés à poursuivre notre partenariat et notre coopération."
Le coup fourré de Mme Pelosi à Erevan ne servira ni la paix et la stabilité dans la région et les intérêts politiques, ni les intérêts économiques des États-Unis.