Le conflit russo-ukrainien approche de son terme. C’est ce qu’a déclaré Iouri Ouchakov, conseiller du président russe, à l’issue de la rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et l’émissaire spécial du président américain, Steve Witkoff, à Saint-Pétersbourg, rapporte le média Vesti.
« Je ne sais pas dans quelle mesure nous nous en rapprochons, mais nous allons dans cette direction », a déclaré Ouchakov, répondant à une question sur les perspectives de fin de la guerre.
Selon Iouri Ouchakov, les pays européens abordent désormais le règlement du conflit « avec davantage de sérieux ». Il a expliqué que les représentants américains, lors des négociations à Oslo, avaient « perçu de nouvelles nuances » dans l’attitude des Européens.
« Je ne me permettrais pas de les critiquer (les Européens). Du moins, il me semble qu’en Europe, on a commencé à réfléchir et à aborder plus sérieusement la résolution de cette crise », a déclaré le conseiller du président russe.
Ouchakov a également indiqué qu’un nouveau cycle de négociations trilatérales entre la Russie, les États-Unis et l’Ukraine pourrait se tenir à Abou Dhabi dans la deuxième décade de novembre, soit entre le 11 et le 20 du mois.
« Nous tablons sur Abou Dhabi… Il avait été convenu que ce serait probablement vers la mi-novembre, dans la deuxième décade de novembre », a-t-il précisé.
Ces discussions devraient se dérouler au niveau des experts, comme les précédentes rencontres organisées à Abou Dhabi et à Genève. La composition de la délégation russe n’a pas encore été arrêtée : « Le président décidera », a ajouté Ouchakov.
Les projets économiques russo-américains ont été abordés « de manière très concrète » lors de la rencontre entre Poutine et Witkoff, a par ailleurs indiqué le conseiller du président russe, sans toutefois dévoiler les initiatives évoquées.
« Nous avons un portefeuille rempli de projets - des dossiers que nous sortons pour les examiner avec les représentants américains. Il y en a beaucoup, et certains sont de grande envergure », a-t-il déclaré.
Selon lui, la question des sanctions visant Lukoil figure également « dans ce même portefeuille, parmi les dossiers examinés ».
De son côté, Kirill Dmitriev, représentant spécial du président russe, a qualifié de « mesure importante » la décision de l’administration de Donald Trump de suspendre l’application de la loi américaine sur les sanctions associée au nom de Lindsey Graham.
« Cette loi aurait, dans les faits, fait obstacle à tout investissement conjoint et à tout projet commun », a-t-il estimé à l’issue des négociations à Saint-Pétersbourg.