MEDVEDEV MENACE DE FRAPPER DES SITES MILITAIRES ALLEMANDS ET DES CIBLES À BERLIN. AFFAIRE DE LEIPZIG

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3 Septembre 2026 14:48
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MEDVEDEV MENACE DE FRAPPER DES SITES MILITAIRES ALLEMANDS ET DES CIBLES À BERLIN. AFFAIRE DE LEIPZIG

Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a menacé de lancer des frappes directes contre des installations de défense allemandes et, potentiellement, contre d’autres cibles à Berlin. Cette déclaration marque une nouvelle escalade de la rhétorique de Moscou envers le membre de l’OTAN, après que l’Allemagne a officiellement accusé la Russie d’avoir tenté de mener une attaque au moyen d’un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de Leipzig/Halle.

Medvedev a proféré cette menace le 2 septembre, en réaction à l’attribution par Berlin de l’incident survenu en août à des acteurs liés à l’État russe, a rapporté United24media.

« Ils méritent une frappe directe contre toutes les installations allemandes de production de matériel militaire destinées à la clique de Bandera. Et peut-être aussi contre plusieurs autres sites à Berlin », a écrit Medvedev sur Telegram.

Le responsable russe a affirmé, sans fournir de preuves, que l’Allemagne avait fabriqué de toutes pièces l’incident de Leipzig. Il a également accusé le gouvernement de Berlin de mener ce qu’il a décrit comme une politique de plus en plus hostile à l’égard de la Russie.

Ces déclarations sont intervenues un jour après que le gouvernement allemand a officiellement conclu que la Russie était responsable d’une tentative d’attaque à l’aéroport de Leipzig/Halle, impliquant un drone transportant des explosifs.

Le ministre allemand de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, a déclaré que les investigations policières, le mode opératoire utilisé et les renseignements recueillis établissaient collectivement la responsabilité de la Russie dans cette tentative d’attaque.

Les autorités allemandes ont indiqué que les renseignements disponibles montraient que les personnes impliquées dans l’opération avaient agi pour le compte d’agences de l’État russe.

Le drone avait été découvert le 4 août à proximité d’un avion ukrainien à l’aéroport de Leipzig/Halle. Il transportait des explosifs ainsi qu’un détonateur, que les autorités ont réussi à retirer avant que l’engin ne puisse causer des dégâts.

Les enquêteurs ont relevé des similitudes entre la configuration du drone, ses composants, les explosifs et le détonateur, et du matériel précédemment associé aux opérations hybrides russes ainsi qu’à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.

Le dirigeant russe Vladimir Poutine a lui aussi rejeté les conclusions de l’Allemagne le 1er septembre, affirmant, sans fournir de preuves, que les autorités allemandes avaient placé des éléments de preuve afin d’incriminer Moscou. Il a soutenu que le gouvernement du chancelier Friedrich Merz utilisait les accusations visant la Russie pour détourner l’attention des problèmes politiques et économiques intérieurs.

L’Allemagne a également annoncé son intention de réclamer un durcissement des restrictions de voyage de l’Union européenne visant les ressortissants russes et de fermer le consulat général de Russie à Bonn, tout en mettant fin à l’accord régissant le centre culturel russe « Maison russe » à Berlin.

La Russie a nié toute responsabilité dans l’opération de Leipzig. L’ambassade de Russie en Allemagne a qualifié les accusations de « provocation fabriquée de toutes pièces », tandis que le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a accusé Berlin de chercher à provoquer une nouvelle escalade.

Par Ulviyya Salmanli