Ces deux instances, qui rassemblent des dirigeants et experts du PCC, ont vocation à voter des lois et à définir la trajectoire annuelle du pays. Le Premier ministre Li Qiang prononcera un discours très attendu, dont chaque terme sera une déclinaison des possibles inflexions de la doctrine du Parti. Les deux sessions doivent se conclure le 11 mars.
Alors que la séance de 2024 avait été assez conservatrice, celle de 2025 devrait afficher un programme plus favorable à la croissance, avec un objectif d’environ 5% de croissance du PIB (pour la 3e année consécutive), 4% du PIB de déficit budgétaire et 2% d’inflation. En décembre, la politique monétaire chinoise est passée de « stable et prudente » à « convenablement souple ».
Des mesures pour stimuler les dépenses de consommation, telles qu'une subvention pour le remplacement d'équipements électriques et davantage de dépenses sociales, et pour encourager l'innovation dans le secteur privé seront également introduites.
Lors des sessions de 2024, le gouvernement chinois avait annoncé une hausse des dépenses annuelles de défense de 7 % ; il y a fort à parier que le budget sera encore en hausse en 2025.
Pour autant, la politique économique de Xi restera modérée, afin de conserver ses ressources fiscales en prévision d'une éventuelle guerre commerciale. Li Qiang et Wang Yi vont également s’exprimer sur la situation internationale de la Chine.
La réponse chinoise aux droits de douane de 10% instaurés depuis le 4 février dernier par D. Trump n’a pas tardé. Pékin compte imposer des droits de douane de 15 % sur les importations de charbon et de gaz naturel liquéfié américains. Les importations de véhicules seront aussi taxées et Google va faire l'objet d'une enquête anti-monopole.
En réponse à la contre-attaque chinoise, l’administration républicaine pourrait imposer des restrictions sur les navires chinois arrivant dans des ports américains, ainsi que d’autres empêchements concernant les investissements américains en Chine.