Un vote pourrait avoir lieu dès mardi, selon la chaîne CNN Turk, tandis que l'Agence France-Presse (AFP) a cité une source indiquant qu'il pourrait se tenir jeudi.
La commission des Affaires étrangères du Parlement turc a approuvé le protocole sur la candidature de la Suède à l'adhésion à l'OTAN en décembre dernier, mettant fin à une impasse de 19 mois qui a tendu les liens entre Ankara et ses alliés occidentaux.
Le protocole doit maintenant être voté par l'Assemblée générale, qui compte 600 sièges et où l'Alliance populaire du président turc Recep Tayyip Erdogan détient la majorité. S'il est adopté par le Parlement, le président devra alors le signer pour qu'il devienne une loi.
Le Parti du mouvement nationaliste (MHP), partenaire du Parti de la justice et du développement (AKP) de M. Erdogan, a annoncé mardi qu'il soutiendrait la législation lors du vote parlementaire.
La ratification par la Turquie ferait de la Hongrie le dernier pays à ne pas être entré dans le processus d'adhésion que la Suède et son voisin, la Finlande, ont entamé en réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie il y a près de deux ans.
La Finlande est devenue le 31e membre de l'alliance de défense dirigée par les États-Unis en avril dernier.
Son adhésion a pratiquement doublé la longueur de la frontière de l'OTAN avec la Russie et a considérablement renforcé les défenses des trois minuscules pays baltes qui ont rejoint l'alliance après l'effondrement de l'Union soviétique.
La Suède et la Finlande ont poursuivi une politique de non-alignement militaire pendant la confrontation entre Moscou et Washington à l'époque de la guerre froide.
Mais l'invasion par la Russie de son voisin occidental a déclenché la bataille terrestre la plus importante et la plus brutale qu'ait connue l'Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, bouleversant les calculs géopolitiques.
La résistance de M. Erdogan à l'adhésion de la Suède à l'OTAN reflète sa position plus nuancée à l'égard de Moscou, où il a choisi de maintenir des liens étroits avec le président russe Vladimir Poutine, ainsi qu'avec le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky, ce qui s'est avéré vital.
Les médias turcs ont rapporté que M. Poutine pourrait effectuer sa première visite en Turquie en temps de guerre le mois prochain.