Lors d'un débat au Parlement cette semaine, en prévision d'un vote de confiance qui aura lieu demain, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a martelé : "Nous exigeons un cessez-le-feu immédiat de la part d'Israël à Gaza et le strict respect du droit humanitaire international, qui n'est manifestement pas respecté aujourd'hui".
M. Sanchez a également réitéré son soutien à Israël et à son droit à l'autodéfense, affirmant qu'il ne fait aucun doute que "nous sommes aux côtés d'Israël dans son rejet et sa réponse à l'attaque terroriste dont ce pays a été victime en octobre", en référence à l'opération du groupe de résistance palestinien Hamas du 7 octobre dernier.
Il a toutefois souligné que, "avec la même clarté, nous rejetons le meurtre aveugle de Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie", faisant de ces remarques la condamnation la plus ferme du Premier ministre à l'égard des bombardements israéliens sur la bande de terre assiégée et des attaques des colons dans les territoires palestiniens occupés, jusqu'à présent.
M. Sanchez a annoncé que son "premier engagement" pour la législature espagnole serait "d'œuvrer en Europe et, bien sûr, en Espagne pour la reconnaissance de l'État palestinien".
L'engagement de Madrid à reconnaître l'État palestinien est basé sur la résolution que les Cortes Generales ont approuvée en 2015.