L'AGENDA DE LA PAIX DE L'AZERBAIDJAN FACE A LA MYOPIE POLITIQUE EUROPEENNE

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22 Janvier 2026 16:31
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L'AGENDA DE LA PAIX DE L'AZERBAIDJAN FACE A LA MYOPIE POLITIQUE EUROPEENNE

Lors de sa participation au Forum économique mondial de Davos, le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, s’est entretenu avec Euronews, l’une des principales chaînes de télévision européennes, reconnue pour sa couverture de l’évolution du continent, de la région méditerranéenne et du fonctionnement des institutions européennes. Au cours de cet entretien, le dirigeant azerbaïdjanais, à la tête d’une puissance régionale clé du Caucase du Sud, a livré son analyse du développement du Parlement européen — une institution historiquement marquée par une attitude partiale à l’égard de l’Azerbaïdjan —, le tout dans son style éloquent caractéristique.

« Nous avons cessé de réagir. Nous avons réagi par le passé, mais il est évident que cette situation biaisée à l’égard de l’Azerbaïdjan est conduite par des groupes de lobbying spécifiques, par des forces particulières qui ne digèrent pas la politique indépendante de l’Azerbaïdjan. En réalité, depuis de nombreuses années déjà, nous avons mis fin à toute coopération avec le Parlement européen ainsi qu’avec l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Nous coopérons avec la Commission européenne, et cela nous suffit », a déclaré le chef de l’État azerbaïdjanais.

Le président Ilham Aliyev a, à maintes reprises, formulé cette évaluation claire et équitable des activités du Parlement européen, soulignant que les résolutions adoptées par cet organe ignorent les processus réels à l’œuvre dans la région et ne contribuent ni à la paix, ni à la stabilité, ni à un dialogue constructif dans le Caucase du Sud. Le temps a confirmé la justesse des conclusions du président azerbaïdjanais — une réalité particulièrement manifeste à Davos.

Le 20 janvier, dans le cadre du forum, s’est tenue une table ronde intitulée « Définir l’identité économique de l’Eurasie », au cours de laquelle le président de l’Azerbaïdjan a rappelé que son pays avait levé toutes les restrictions concernant le transit de marchandises vers l’Arménie à travers son territoire :

« Nous avons désormais reçu une demande de la partie arménienne pour assurer le transit de l’Arménie vers la Russie. Nous avons donc, de facto, ouvert unilatéralement les corridors. Oui, le transport passe actuellement par la Géorgie, mais un jour il passera par l’Arménie. Un jour, l’Arménie transitera directement par l’Azerbaïdjan, et ce jour n’est pas si lointain. »

De son côté, le président arménien Vahagn Khachaturyan a exprimé sa gratitude au président de l’Azerbaïdjan pour sa volonté politique et ses efforts en faveur de la paix dans la région, soulignant que l’avenir du Caucase du Sud dépend des dirigeants des deux pays, lesquels ont déjà fait preuve d’une disposition à des démarches pacifiques et d’un réel courage politique.

« Il y a encore un ou deux ans, il était difficile d’imaginer que nous pourrions atteindre le niveau de coopération actuel. Aujourd’hui, l’Arménie reçoit des marchandises en provenance d’Azerbaïdjan via le territoire géorgien, et je suis convaincu qu’à l’avenir ces flux transiteront directement par nos territoires », a déclaré Khachaturyan.

Telles sont les réalités actuelles du Caucase du Sud — des réalités façonnées par l’agenda de paix constamment promu par Bakou, que le Parlement européen s’est obstiné à saper avec une persévérance qui aurait été plus utile à des objectifs constructifs. Quant aux « résolutions » anti-azerbaïdjanaises du Parlement européen, empreintes d’absurdité, elles mériteraient à elles seules une analyse distincte.

Ainsi, dans un document daté du 5 octobre 2023, le Parlement européen est allé jusqu’à condamner ce qu’il a qualifié « d’attaque militaire préméditée et injustifiée de l’Azerbaïdjan contre le Haut-Karabakh ». Pour mesurer l’inanité d’une telle affirmation, il suffit de rappeler que l’opération antiterroriste d’une journée menée en septembre 2023 s’est déroulée dans la région du Karabakh de la République d’Azerbaïdjan, en pleine conformité avec la Charte des Nations unies — un droit souverain inhérent à tout État doté de la personnalité juridique internationale.

Par ailleurs, dans cette même « résolution », le Parlement européen appelait à réduire la dépendance énergétique de l’Union européenne vis-à-vis du gaz azerbaïdjanais.

Or, comme on peut le constater aujourd’hui, l’Azerbaïdjan s’impose comme l’un des garants les plus fiables de la sécurité énergétique de l’Europe, tandis que le lancement des livraisons de gaz azerbaïdjanais vers l’Autriche et l’Allemagne constitue un jalon majeur. Le nombre de pays important du gaz azerbaïdjanais atteint désormais 16, et la République tchèque pourrait prochainement s’ajouter à cette liste. À l’instar de l’Autriche, les livraisons pourraient être organisées via l’Italie, qui est devenue, depuis la fin de l’année 2020, l’un des principaux pôles de réception du Corridor gazier méridional.

Ainsi, en dépit des efforts déployés par certains parlementaires européens, c’est bien l’Azerbaïdjan qui apporte une contribution tangible à l’évolution même de l’Europe, telle que mentionnée dans les lignes éditoriales d’Euronews. Dans ce contexte, le Parlement européen — une institution qui, depuis des années, adopte des « résolutions » unilatérales et souvent infondées visant l’Azerbaïdjan — devrait procéder à une réévaluation fondamentale de sa position et de son approche. Le moment est venu de définir clairement les priorités et de placer l’accent là où il s’impose réellement.