Mme Yellen a déclaré que Washington ne cherchait pas à découpler les économies américaine et chinoise, mais que l'administration du président Joe Biden n'hésiterait pas à prendre des mesures unilatérales contre les entreprises chinoises qui fournissent des équipements de défense à Moscou.
"Nous ne cherchons pas à découpler notre économie de celle de la Chine", a indiqué Mme Yellen à la presse à l'issue d'une réunion de deux jours avec le vice-premier ministre chinois He Lifeng à San Francisco.
"Cela serait préjudiciable à la fois aux États-Unis et à la Chine et déstabiliserait le monde", a-t-il ajouté.
Mme Yellen a évoqué que le Trésor avait vu des preuves que des entreprises et des banques chinoises "facilitaient" l'acheminement d'équipements vers Moscou et qu'elles s'exposeraient à des "conséquences importantes".
"Nous sommes préoccupés par le fait qu'en dépit des sanctions que nous avons mis en place, des équipements essentiels à l'effort militaire de la Russie échappent aux sanctions et sont livrés à la Russie", a-t-elle déploré, ajoutant qu'elle n'accusait pas le gouvernement chinois de complicité.
Mme Yellen a ajouté qu'elle avait accepté l'invitation de M. He à retourner en Chine l'année prochaine dans le cadre d'une "cadence régulière de contacts" entre les dirigeants économiques.
La rencontre a eu lieu avant les entretiens entre M. Biden et le dirigeant chinois Xi Jinping, qui se rendra à San Francisco la semaine prochaine pour un sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique réunissant les dirigeants des pays du Pacifique.
Les relations entre les États-Unis et la Chine ont piqué du nez sous le mandat de l'ancien président américain Donald Trump, qui a mis en place des droits de douane et des sanctions contre les entreprises chinoises afin de stimuler la fabrication nationale et de punir Pékin pour des violations présumées des droits de l'homme.