Ce chiffre est toutefois supérieur aux prévisions des analystes interrogés par la société de données financières FactSet, qui tablaient sur un bénéfice de 1,64 milliard d'euros.
Le bénéfice net ajusté a également chuté, de 51 %, à 1,81 milliard d'euros.
Comme ses concurrents, Eni a profité l'an dernier de la flambée des prix du gaz et du pétrole liée à la guerre en Ukraine, affichant un bénéfice net record de 13,8 milliards d'euros.
La situation a changé en 2023, le prix du baril de Brent de la mer du Nord ayant baissé de 14 % au troisième trimestre, à 86,76 dollars en moyenne, a indiqué l'entreprise dans un communiqué.
Cette baisse est toutefois inférieure à celle de 31 % enregistrée au deuxième trimestre, lorsque le prix moyen était de 78,39 $ le baril.
En outre, le prix de référence du gaz naturel a chuté de 83 % au cours du troisième trimestre, a ajouté Eni.
Le chiffre d'affaires du groupe a chuté de 40 % au cours des trois mois pour atteindre 22,31 milliards d'euros, bien en deçà des attentes des analystes qui tablaient sur 32,58 milliards d'euros.
Toutefois, l'Eni a relevé ses prévisions de bénéfice d'exploitation ajusté pour l'ensemble de l'année à 14 milliards d'euros, contre 12 milliards précédemment, alors que les prix du pétrole recommencent à augmenter en raison des inquiétudes concernant l'impact de la guerre entre le Hamas et Israël.
La société s'attend désormais à ce que le prix du Brent soit de 84 dollars en moyenne pour 2023, contre 80 dollars prévus précédemment.
Lundi, Eni a conclu un accord de 27 ans avec le Qatar pour une participation dans l'énorme projet d'expansion gazière North Field de l'émirat du Golfe.
Au début du mois, l'entreprise a également annoncé une importante découverte de gaz en Indonésie.