La Géorgie s’apprête à renforcer l’application de son interdiction visant certains produits plastiques jetables, dans le cadre d’efforts environnementaux plus larges destinés à réduire les déchets plastiques et la pollution.
Les parlementaires examinent actuellement des amendements au Code géorgien des infractions administratives prévoyant des sanctions financières contre les entreprises et les particuliers qui enfreindraient les restrictions sur la vaisselle en plastique.
La question devrait être débattue cette semaine au sein des commissions parlementaires.
Quels produits sont interdits ?
Depuis le 1er janvier, la Géorgie interdit la production et l’importation de six types de vaisselle jetable en plastique :
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couteaux en plastique ;
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fourchettes en plastique ;
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cuillères en plastique ;
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assiettes en plastique ;
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pailles en plastique ;
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baguettes jetables en plastique.
Ces restrictions visent les articles à usage unique couramment utilisés dans les restaurants, cafés, services de vente à emporter et commerces de détail.
Quelles amendes sont proposées ?
Selon les amendements envisagés :
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une première infraction entraînerait une amende de 1 000 laris géorgiens (GEL), accompagnée de la confiscation des produits interdits ;
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en cas de récidive, l’amende serait portée à 2 000 GEL.
Ces mesures ont pour objectif de dissuader les entreprises de continuer à vendre ou distribuer des produits plastiques interdits après l’entrée en vigueur des règles.
Qui sera concerné par l’interdiction ?
Les restrictions s’appliquent à plusieurs catégories d’acteurs, notamment :
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les fabricants de vaisselle jetable en plastique ;
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les importateurs introduisant ces produits en Géorgie ;
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les commerçants vendant les articles interdits ;
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les entreprises de restauration et de livraison utilisant des ustensiles et contenants jetables en plastique.
Les restaurants, cafés et services de livraison figurent parmi les secteurs qui devront procéder aux ajustements les plus importants.
L’interdiction concerne-t-elle uniquement la production et l’importation ?
Non. Si les premières restrictions visaient principalement la production et l’importation, les nouveaux amendements cherchent à renforcer leur application en ciblant également la vente et la distribution des produits plastiques interdits.
Concrètement, les entreprises pourraient être sanctionnées non seulement pour avoir importé ou fabriqué ces articles, mais aussi pour les proposer à leurs clients.
Pourquoi la Géorgie limite-t-elle les plastiques à usage unique ?
Les plastiques à usage unique sont largement considérés comme une source majeure de pollution environnementale, car ils sont difficiles à recycler et finissent souvent dans les rivières, les mers ou les décharges.
Les couverts jetables et les pailles en plastique figurent parmi les déchets les plus fréquemment retrouvés dans les zones urbaines et les cours d’eau.
En limitant l’utilisation de ces produits, la Géorgie espère réduire les dommages environnementaux et encourager le recours à des alternatives réutilisables ou biodégradables.
D’autres pays adoptent-ils des mesures similaires ?
Oui. De nombreux pays à travers le monde ont instauré ces dernières années des restrictions sur les plastiques à usage unique.
L’Union européenne, par exemple, a interdit plusieurs produits plastiques jetables - notamment les couverts, les assiettes et les pailles - dans le cadre de ses efforts visant à réduire la pollution marine et les déchets.
Plusieurs pays d’Europe et d’Asie ont également mis en place des taxes, des interdictions ou des obligations de recyclage ciblant les produits plastiques à usage unique.
Quelles alternatives les entreprises sont-elles censées utiliser ?
Les entreprises se tournent de plus en plus vers :
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des ustensiles en papier ;
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des couverts en bois ou en bambou ;
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de la vaisselle réutilisable ;
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des emballages biodégradables.
Les sociétés de livraison de repas et les restaurants pourraient également adopter des systèmes de contenants réutilisables ou des produits compostables afin de se conformer aux nouvelles règles.
Quand les amendes pourraient-elles entrer en vigueur ?
Les amendements proposés sont actuellement examinés par les commissions parlementaires géorgiennes. S’ils sont approuvés, les amendes intégreront le dispositif administratif chargé de faire respecter les restrictions sur les produits plastiques.