Dans le district de Gədəbəy, en Azerbaïdjan, des archéologues ont découvert près de 500 monuments funéraires anciens sur le site de la nécropole de Kharkhar. Cette découverte d’envergure a été réalisée dans le cadre de recherches archéologiques menées depuis 2023.
Selon l’Institut d’archéologie et d’anthropologie de l’Académie nationale des sciences d’Azerbaïdjan, les spécialistes avaient d’abord identifié environ 130 sépultures de surface. Après avoir retiré la couche supérieure du sol sur une profondeur pouvant atteindre 40 centimètres, les archéologues ont cependant mis au jour plusieurs centaines de tombes supplémentaires, dont un grand nombre de sépultures d’enfants.
D’après les chercheurs, les tombes sont disposées de manière très dense. Les dalles funéraires mesurent entre 2 et 2,5 mètres de long et pèsent de 300 kg à une tonne. Les archéologues supposent que des dispositifs spécifiques étaient utilisés dans l’Antiquité pour transporter ces blocs de pierre particulièrement massifs.
La plupart des stèles sont constituées de pierres de montagne brutes ou de granit naturel, sans élément décoratif. Certaines d’entre elles portent toutefois des croix albanaises gravées, témoignant de la période chrétienne de la nécropole.
La zone actuellement étudiée couvre un peu plus d’un hectare. Les spécialistes estiment néanmoins que la nécropole était autrefois beaucoup plus vaste. Cette hypothèse est étayée par la découverte de fragments de pierres tombales similaires dans des parcelles agricoles voisines.
Les premières analyses indiquent qu’une partie des sépultures remonte à la période préchrétienne. La majorité des tombes aurait toutefois été aménagée après l’adoption du christianisme. Selon les archéologues, les inhumations sur le site se sont poursuivies de manière ininterrompue pendant quatre à cinq siècles.
Les recherches archéologiques sur le site de la nécropole se poursuivent.