Des cercles pro-arméniens cherchent à compromettre le fragile processus de paix en cours entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan et à détériorer les relations interétatiques.
C’est ce qu’indique une déclaration de la commission temporaire du Milli Mejlis chargée de la lutte contre les ingérences étrangères et les menaces hybrides, à propos de la campagne d’information menée contre l’Azerbaïdjan par des milieux pro-arméniens.
Le communiqué souligne que, ces derniers jours, une campagne de désinformation visant l’Azerbaïdjan ainsi que l’agenda de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan a été observée. Les opérations de suivi menées par la commission ont permis d’établir que cette campagne est conduite de manière ciblée, autour de messages unifiés, par des organisations de lobbying arméniennes actives dans divers pays, par des ressortissants étrangers disposant d’une certaine influence ou occupant des fonctions officielles, ainsi que par des médias.
Il est précisé que, cette fois-ci, les organisations de lobbying arméniennes ont adopté une tactique différente dans leur campagne de dénigrement, en attisant l’attention autour de plusieurs sujets, notamment le prétendu « génocide », la question des « prisonniers de guerre » et des bâtiments situés dans la ville de Khankendi.
Par ailleurs, des éléments ont été relevés attestant de la diffusion de lignes argumentaires auprès des participants via des canaux fermés, des courriels et des plateformes de messagerie chiffrée, afin de donner à ces actions une apparence non coordonnée.
Dans cette activité, les organisations de lobbying arméniennes basées aux États-Unis, en Europe et en Russie se sont particulièrement distinguées par leur activisme. L’analyse de la campagne menée sur le réseau social X au cours de la dernière semaine montre que plus de 220 publications ont été diffusées via 130 comptes différents dans le cadre de cette opération de désinformation, générant au total près d’un million d’interactions. Les contenus ont été principalement relayés par des blogueurs d’origine arménienne, des sites d’information arméniens, ainsi que par des blogueurs et activistes étrangers pro-arméniens.
En outre, des articles reposant sur des thèses similaires ont été publiés dans plusieurs médias en ligne peu réputés, implantés notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Belgique, en Pologne, en Italie, au Mexique, en Espagne, en Géorgie, en Israël, au Vatican, en Grèce, en Inde, en Russie, en Arménie et dans d’autres pays. Les éléments réunis par la commission démontrent une nouvelle fois que ces milieux, privilégiant leurs intérêts propres et ayant dans le passé tiré d’importants bénéfices du conflit, cherchent à saper le processus de paix en cours et à détériorer les relations interétatiques, en mobilisant tous les moyens disponibles, y compris le recours à leurs relais au sein de parlements étrangers, à des maires de certaines villes, ainsi qu’à des personnalités occupant ou ayant occupé des fonctions officielles.