« Anam, doğma Vətənimsən… » ("Toi ma mère, ma patrie")
Le 21 mars marque le 120e anniversaire de la naissance de l’une des plus grandes plumes de la littérature azerbaïdjanaise du XXe siècle, le littérateur et poète Samed Vurgun.
Né un 21 mars 1906 dans le village de Yukhary Salakhly, dans le district de Gazakh, Samad Yusif oglu Vekilov (Vurgun) suit des études au séminaire pédagogique de Gazakh, puis à la faculté de littérature de l’Université de Moscou. Il exerce ensuite comme enseignant à Gazakh, Guba et Gandja.
C’est durant ses années d’études au séminaire qu’il rédige ses premiers poèmes. L’un d’eux, intitulé « Appel à la jeunesse », est publié dans le journal « Yeni fikir », édité à Tiflis (Tbilissi). Les années 1930-1940 constituent la période la plus féconde de son œuvre : en 1935 seulement, il écrit sept poèmes épiques et près d’une centaine de poèmes.
La poésie de Vurgun, imprégnée d’un amour profond pour la patrie, la mère et la langue maternelle, compte parmi les joyaux les plus précieux de la littérature azerbaïdjanaise. Ses œuvres dramatiques appartiennent, quant à elles, aux joyaux de l’art théâtral national. Parmi ses créations les plus célèbres figurent les poèmes « Azerbaïdjan », « Djeyran », « Les montagnes », « Comme tu as vieilli tôt, poète ! », « Je ne me presse pas », « Ma Khaver », ainsi que les drames « Vagif », « Farhad et Shirin », « L’Homme », et les poèmes épiques « Talyshstan », « Mugan », « Aygun ». Certaines de ses œuvres ont également été adaptées au cinéma, notamment « Mes sept fils » et « Aygun ».
Samad Vurgun s’est aussi illustré dans la traduction littéraire, traduisant les œuvres de Nizami Ganjavi, Alexandre Pouchkine, Chota Roustavéli et Maxime Gorki.
Cette immense figures des lettres azerbaïdjanaises s’est éteint le 27 mai 1956 à Bakou, où il repose dans l’Allée des éminentes personnalités de la nation.