Selon AZERTAC, l’idée principale de ce projet, présenté pour la première fois, consistait à incarner sur scène un échange créatif entre des interprètes de différentes générations. Le programme visait également à mettre en valeur des interprétations contemporaines du patrimoine musical national et à exprimer, à travers le langage de la musique, la continuité de la tradition « maître–élève ».
La rectrice du Conservatoire national d’Azerbaïdjan, docteure en histoire de l’art, professeure et artiste émérite, Kamila Dadashzade, a ouvert la soirée par un discours de bienvenue. Elle a souligné l’importance de ce projet, notant que de telles initiatives jouent un rôle essentiel dans la formation des jeunes musiciens, tout en contribuant à la préservation et au développement de la pensée musicale nationale.
Le concert s’est ensuite poursuivi avec les prestations d’Alekber Alekberov, enseignant à la faculté des arts de l’Université du Karabakh, artiste émérite et docteur en philosophie de l’art, de son élève — le professeur du Conservatoire national d’Azerbaïdjan et talentueux joueur de tar Ibrahim Babaev — ainsi que des étudiants de ce dernier, qui ont présenté des pièces originales. Il convient de noter qu’Ibrahim Babaev était accompagné par Parviz Mamedov au piano et Vefadar Ramiz aux percussions.
Le programme comprenait des œuvres de compositeurs, des exemples de musique folklorique, ainsi que des improvisations mugham signées Ibrahim Babaev. L’un des moments marquants du concert a été l’interprétation collective de la composition « Colors of Azerbaijan » par Ibrahim Babaev et ses élèves. Dans cette œuvre, les improvisations vivantes au tar ont illustré de manière éloquente la synthèse entre la tradition musicale nationale et l’esthétique scénique contemporaine.