Selon les données du Comité national des douanes, relayées par l’agence Trend, le pays a exporté environ 23,4 millions de tonnes d’hydrocarbures pour une valeur supérieure à 12,1 milliards de dollars.
Par rapport à 2024, les volumes exportés ont légèrement progressé (+0,9 %, soit 215 000 tonnes supplémentaires), tandis que la valeur des exportations a reculé de 2,3 milliards de dollars, soit une baisse de 16,2 %. Cette évolution reflète avant tout l’effet de prix moins favorables sur les marchés mondiaux, dans un contexte de normalisation progressive après les pics observés les années précédentes.
Sur la période de janvier à novembre, l’Italie s’impose nettement comme le premier importateur de pétrole azerbaïdjanais. Elle a acheté plus de 13,1 millions de tonnes pour un montant de 6,7 milliards de dollars, confirmant son rôle central dans la structure des exportations énergétiques de Bakou. Derrière Rome, la République tchèque occupe la deuxième place avec 1,4 million de tonnes importées (742,2 millions de dollars), suivie de la Croatie, qui a acquis 1,3 million de tonnes pour une valeur dépassant 666,6 millions de dollars.
Le classement des dix principaux clients met en évidence une forte prédominance européenne. Après l’Italie, la République tchèque et la Croatie, figurent la Roumanie, l’Allemagne, le Portugal, la Grèce, le Royaume-Uni et l’Irlande. La Tunisie est le seul pays non européen à apparaître dans ce groupe de tête, avec plus de 432 000 tonnes importées pour un montant d’environ 228 millions de dollars.
Cette géographie des exportations illustre le positionnement stratégique de l’Azerbaïdjan comme fournisseur d’énergie pour l’Europe, dans un contexte de recomposition des flux énergétiques et de recherche de sources alternatives. Le pétrole azerbaïdjanais est acheminé vers les pays voisins et les marchés mondiaux par trois grands oléoducs : Bakou-Novorossiïsk, Bakou-Soupsa et Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). À ce stade, le transit par l’oléoduc Bakou-Soupsa reste toutefois suspendu, renforçant le rôle clé des autres corridors d’exportation.
Si les recettes ont diminué en 2025, la stabilité des volumes exportés confirme la résilience du secteur pétrolier azerbaïdjanais. Elle souligne aussi la place durable du pays dans l’approvisionnement énergétique européen, à l’heure où les équilibres du marché mondial continuent d’évoluer sous l’effet des transitions énergétiques et des tensions géopolitiques.