Paris, 7 mai 2020 (par Gunel Safarova)
Hobby, profession ou encore mode de vie, le jeu échecs existent depuis des siècles et seraient né, sous sa forme primitive, en Asie. Dans sa forme moderne, il est pratiqué dans le monde entier et connaît de nombreux adeptes, certains d’entre eux devenant même maîtres en la matière. Shakh (Shakhriyar Mammadyarov) est l’un d’eux, il n’imagine pas, ne serait-ce qu’un instant, sa vie sans échecs.
Shakh est né le 12 avril 1985 à Sumgayit (au nord de Bakou). En 1993, son père, originaire de Zangilan (actuellement sous occupation arménienne), lui apprend à jouer aux échecs. Dans une interview, Shakh raconte qu’il a appris à jouer aux échecs chez son oncle Rachid, à Zangilan, et qu’il est allé à l'école d'échecs avec ses deux sœurs, Zeynab et Turkan.
Shakh participe pour la première fois au Championnat national d'échecs d'Azerbaïdjan en 1997, où il accède à la deuxième place (Azerbaijan U-12 Championship), lui offrant ainsi le droit de participer aux Championnats d'Europe en Autriche l’année suivante. Les années suivantes, il cumule les récompenses et gravit les échelons pour être consacré en 2013 et recevoir le titre de World Grand Master (grand maître). Dès lors, Shakh représente l'Azerbaïdjan dans de nombreuses compétitions internationales d’échecs et remporte plusieurs tournois internationaux, comme le Grand Prix FIDE 2017 ou le Festival International des échecs de Bienne 2018 (devant le champion du monde Magnus Carlsen). Numéro deux mondial au classement FIDE de février 2018, il devient le 13e joueur d'échecs de l'histoire à dépasser les 2800 points au classement Elo. Shakhriyar Mammadyarov est ainsi le premier sportif musulman à atteindre ce niveau.
Quel que soit le résultat de chaque tournoi, Shakh se repose auprès de sa famille et de ses amis. Quand il parle des succès de sa vie, il est fier de parler également de sa famille et de ses deux fils avec qui il aime jouer au football ou au ping-pong à titre de loisir.