DES REACTIONS INTERNATIONALES APRES LES FRAPPES D'ISRAEL ET DES ETATS-UNIS CONTRE L'IRAN

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28 Février 2026 15:56
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DES REACTIONS INTERNATIONALES APRES LES FRAPPES D'ISRAEL ET DES ETATS-UNIS CONTRE L'IRAN

Moscou dénonce une violation du droit international

Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a vivement critiqué les frappes américano-israéliennes sur son compte X. Sans citer explicitement Washington, il a déclaré : « La force qui prétend défendre la paix a, une fois de plus, montré son vrai visage. »

Selon lui, « toutes les négociations menées avec l’Iran n’étaient qu’une opération de couverture », ajoutant que « personne n’a réellement voulu négocier ». Medvedev a également estimé que « la question est de savoir qui aura le plus de patience pour assister à la fin honteuse de son adversaire ». Rappelant que les États-Unis n’existent que depuis 249 ans, alors que l’Empire perse remonte à 2 500 ans, il a conclu : « Nous verrons dans cent ans. »

Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié l’attaque contre un État membre souverain de l’ONU de violation des principes fondamentaux du droit international. Moscou a jugé « condamnable » que ces frappes interviennent alors qu’un processus de négociation venait d’être relancé, mettant en garde contre leurs conséquences potentielles sur le Traité de non-prolifération nucléaire et dénonçant le bombardement d’installations placées sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Pékin appelle au respect de la souveraineté iranienne

Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que « la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Iran doivent être respectées ».

Londres redoute une escalade régionale

Un porte-parole du gouvernement britannique a affirmé que l’Iran ne devait « jamais être autorisé à se doter de l’arme nucléaire » et a rappelé le soutien constant de Londres à une solution négociée. « Nous ne voulons pas d’une escalade vers un conflit régional élargi », a-t-il indiqué, précisant que le Royaume-Uni n’a pas pris part aux frappes. Le Premier ministre Keir Starmer devait présider une réunion d’urgence du cabinet.

Dublin exprime sa « profonde inquiétude »

Le Premier ministre irlandais, Micheál Martin, a fait part de sa « profonde inquiétude » face au risque d’escalade et appelé toutes les parties à la retenue. S’il a rappelé la nature « brutale et répressive » du régime iranien et son opposition à l’acquisition de l’arme nucléaire par Téhéran, il a insisté : « L’objectif doit être poursuivi à la table des négociations. »

Rome : « Ce ne sera pas une guerre éclair »

Le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, a estimé que la crise serait « difficile et complexe » : « Ce ne sera pas une guerre éclair, cela durera plusieurs jours. » Il a indiqué avoir été informé à l’avance par son homologue israélien des objectifs visant les capacités militaires et le programme nucléaire iranien. Selon lui, « tout dépend désormais de l’Iran ».

Islamabad condamne des attaques « injustifiées »

Le Pakistan a « fermement condamné les attaques injustifiées contre l’Iran » et appelé à une reprise urgente des efforts diplomatiques.

Le Hamas dénonce une attaque contre toute la région

Dans un communiqué, le Hamas a estimé que les frappes visaient « non seulement l’Iran, mais l’ensemble de la région », appelant à l’unité des pays arabes et musulmans.

Amman refuse toute violation de sa souveraineté

Le ministre jordanien de l’Information, Mohammed al-Momani, a affirmé que la Jordanie ne ferait pas partie d’une escalade régionale et « ne permettra à personne de violer sa souveraineté ».

Mascate se dit « déçu »

Le chef de la diplomatie omanaise, Badr al-Busaidi, médiateur entre Washington et Téhéran, a exprimé sa « déception » face à des négociations « sabotées », appelant les États-Unis à ne pas s’enliser davantage : « Ce n’est pas votre guerre. »

L’Irak refuse l’usage de son espace aérien

Bagdad a condamné les attaques contre l’Iran et rejeté toute utilisation de son territoire ou de son espace aérien pour des opérations militaires.

En Asie-Pacifique, appels à la prudence

Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a accusé Israël de saboter les négociations et mis en garde contre une « catastrophe » régionale.
Le Premier ministre australien Anthony Albanese a conseillé à ses ressortissants d’éviter l’Iran, Israël et le Liban.
L’Indonésie s’est dite prête à jouer les médiateurs si les deux parties l’acceptent.

Madrid rejette une action « unilatérale »

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a rejeté « l’opération militaire unilatérale » qu’il juge de nature à aggraver les tensions, tout en condamnant également les actions du régime iranien.

Les pays nordiques invoquent le droit international

Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, a estimé que les frappes ne répondaient pas aux critères d’une action préventive légale.
L’ancien Premier ministre suédois Carl Bildt et le président finlandais Alexander Stubb ont également mis en cause la légalité de l’opération.

L’ONU appelle à la retenue

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a déploré les frappes et les représailles iraniennes, rappelant que « le prix ultime des conflits armés est toujours payé par les civils » et exhortant les parties à revenir à la table des négociations.

L’Union européenne en alerte

La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a qualifié les développements au Moyen-Orient de « dangereux » et affirmé que la protection des civils et le respect du droit international humanitaire constituaient des priorités.

Les pays du Golfe condamnent les frappes iraniennes

Après les représailles iraniennes visant notamment des bases américaines à Bahreïn, aux Émirats arabes unis, au Koweït, au Qatar et en Jordanie, ces États ont dénoncé des violations de leur souveraineté.
L’Arabie saoudite a exprimé sa « pleine solidarité » avec les pays visés et appelé la communauté internationale à condamner ces attaques.

Des frappes suivies de représailles

Alors que des négociations étaient en cours entre Washington et Téhéran, Israël a annoncé avoir lancé une « attaque préventive » contre l’Iran. Le président américain Donald Trump a évoqué une « opération majeure ».

Plusieurs villes iraniennes, dont Téhéran, Ispahan et Tabriz, ont été ciblées. Israël et l’Iran ont fermé leur espace aérien, et l’état d’urgence a été décrété en Israël.

En riposte, l’Iran a affirmé avoir lancé des dizaines de missiles balistiques et de drones contre Israël, ainsi que contre des bases américaines dans plusieurs pays du Golfe, notamment à Bahreïn.