Une grande partie de la population mondiale - qui compte aujourd'hui plus de huit milliards d'habitants - espère se débarrasser de la cherté de la vie et du tumulte mondial en 2024, année où se tiendront des élections concernant la moitié de la population mondiale et où se dérouleront les Jeux olympiques de Paris.
À Sydney, autoproclamée "capitale mondiale du Nouvel An", plus d'un million de fêtards se sont massés autour du port, les autorités municipales et la police avertissant que tous les points de vue étaient occupés.
Les habitants de Sydneys se sont rassemblés tout au long de la journée sur des sites importants, défiant un temps inhabituellement humide, et n'ont pas été déçus lorsque le Harbour Bridge et d'autres points de repère ont été illuminés et colorés par huit tonnes de feux d'artifice.
La pyrotechnie a également illuminé le ciel d'Auckland, de Hong Kong, de Manille et d'Indonésie.
Des personnes portant des bonnets de Père Noël ont pataugé dans les eaux douces de la Méditerranée dans le sud de la France, tandis que des fêtards ont mangé des brochettes de viande et dansé dans les rues lors des célébrations traditionnelles de fin d'année à Thessalonique, en Grèce.
L'Inde a dépassé la Chine en tant que pays le plus peuplé du monde, puis est devenue la première nation à faire atterrir un engin non habité sur le pôle sud de la Lune.
C'est aussi l'année la plus chaude depuis le début des relevés en 1880, avec une série de catastrophes climatiques qui ont frappé le monde entier.
L'année 2023 sera surtout marquée par la guerre au Moyen-Orient, après les raids sans précédent du Hamas sur le sud d'Israël le 7 octobre et les représailles féroces d'Israël sur Gaza.
Les Nations Unies estiment que près de deux millions de Gazaouis ont été déplacés depuis le début du siège israélien, soit environ 85 % de la population en temps de paix.
Les quartiers de la ville de Gaza, autrefois très animés, ayant été réduits à l'état de ruines, il ne restait que peu d'endroits pour célébrer le Nouvel An, et moins d'êtres chers avec qui faire la fête.
Dans la Russie de Vladimir Poutine, certains sont las du conflit en Ukraine.
M. Poutine lui-même est resté déterminé dans son discours de la Saint-Sylvestre, promettant que la Russie "ne reculera jamais" et faisant l'éloge des troupes de première ligne.
M. Poutine, qui est déjà le dirigeant russe le plus ancien depuis Joseph Staline, sera de nouveau en lice pour les élections de mars.
Le discours du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la veille du Nouvel An, après près de deux ans de guerre, était plein de défi.
Les pilotes ukrainiens maîtrisent les avions de guerre F-16 fournis par leurs alliés, a clamé M. Zelensky. En 2024, "nous les verrons certainement dans notre ciel. Nos ennemis pourront ainsi se rendre compte de notre véritable colère".
La Russie subira également de plein fouet la production nationale d'armes de l'Ukraine, a-t-il ajouté, dont au moins un million de drones.
À Rome, le pape François a prié pour les victimes des conflits dans le monde, citant les Ukrainiens, les Palestiniens et les Israéliens, le peuple du Soudan et les "Rohingyas martyrs" du Myanmar.
"À la fin d'une année, ayez le courage de vous demander combien de vies ont été déchirées dans les conflits armés, combien de morts", a déploré le souverain pontife de 87 ans après la prière de l'Angélus sur la place Saint-Pierre.
"Et combien de destructions, combien de souffrances, combien de pauvreté ? Que ceux qui ont un intérêt dans ces conflits écoutent la voix de leur conscience", a-t-il plaidé.
Plusieurs élections cruciales sont prévues en 2024, le destin politique de plus de quatre milliards de personnes devant être décidé lors de scrutins qui façonneront la Grande-Bretagne, l'Union européenne, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique, l'Afrique du Sud, le Venezuela et un grand nombre d'autres nations.
Lors de sa traditionnelle allocution télévisée du Nouvel An, le président français Emmanuel Macron a déclaré que les élections du Parlement européen en juin présenteraient des "choix décisifs" : "continuer l'Europe ou la bloquer", "affirmer la force de nos démocraties libérales ou céder aux mensonges qui sèment le chaos".
Le chef d'État a ajouté que "nous aurons à faire le choix d'une Europe plus forte et plus souveraine à la lumière de l'héritage de Jacques Delors", l'ancien président de la Commission européenne qui vient de décéder et auquel il rendra un hommage national vendredi.
Aux États-Unis, le démocrate Joe Biden, 81 ans, et le républicain Donald Trump, 77 ans, semblent prêts à rééditer en novembre la course à la présidence qui les avait divisés en 2020.
En tant que président sortant, Joe Biden a parfois semblé montrer son âge avancé et même ses partisans s'inquiètent des conséquences d'un nouveau mandat meurtrier de quatre ans.
Il fait l'objet de plusieurs poursuites judiciaires et l'année 2024 pourrait déterminer si le milliardaire autoproclamé et grandiloquent ira dans le bureau ovale ou en prison.
La populaire reine Margrethe II du Danemark, le plus ancien monarque européen en exercice, a choisi son discours de la Saint-Sylvestre pour annoncer sa prochaine abdication.
Âgée de 83 ans, elle laissera la place à son fils, le prince héritier Frederik, après 52 ans de règne.