Le ministère turc de la Défense a démenti les informations laissant entendre qu’Ankara envisagerait d’entrer sur le territoire iranien pour des raisons de sécurité si les tensions entre Washington et Téhéran venaient à s’intensifier.
« Les allégations relayées par certains médias et sur les réseaux sociaux ne correspondent pas à la réalité », a déclaré le ministère.
Les autorités ont souligné que la Turquie restait attachée à des solutions pacifiques aux conflits dans la région et à la garantie d’une stabilité durable. Dans le même temps, Ankara prend les mesures nécessaires, en coordination avec les institutions étatiques concernées, afin de prévenir d’éventuels risques.
Ce démenti intervient après des articles publiés dans la presse occidentale affirmant que la Turquie étudiait la possibilité de créer une zone tampon à l’intérieur de l’Iran si la confrontation entre les États-Unis et l’Iran devait s’aggraver.
Plus tôt, le The Washington Post a rapporté que les États-Unis avaient considérablement renforcé leur présence militaire à proximité de l’Iran, déployant plus de 150 appareils sur des bases en Europe et au Moyen-Orient à la suite de pourparlers entre Washington et Téhéran tenus le 17 février à Genève. La présence militaire américaine actuelle dans la région serait la plus importante depuis la guerre d’Irak de 2003.
Le 26 février, un troisième cycle de négociations entre l’Iran et les États-Unis sur la question nucléaire se tient à Genève, alors que les efforts diplomatiques se poursuivent dans un contexte de fortes tensions régionales.