Ce lundi 2 juin, une nouvelle série de discussions entre l’Ukraine et la Russie devrait se tenir à Istanbul. Moscou devrait notamment présenter un « mémorandum » exposant ses conditions pour mettre fin à la guerre. Malgré l'insistance de Kiev, le Kremlin a refusé de transmettre le document avant la réunion.
Les discussions d’aujourd’hui à Istanbul devraient produire peu de résultats, la Russie semblant maintenir ses exigences maximalistes. En fin de semaine, Vassili Nebenzia, le représentant russe auprès des Nations unies, a déclaré que Moscou était prêt à poursuivre et à intensifier ses actions militaires en Ukraine aussi longtemps qu’il le jugerait nécessaire. L’objectif de Kiev est d’obtenir « un cessez-le-feu complet et inconditionnel » et le retour des prisonniers et des enfants ukrainiens.
Du côté de Bruxelles, le mercredi 4 juin, se tiendra au sein de la capitale européenne le sommet du groupe de contact pour la défense de l’Ukraine. Jeudi 5, le chancelier allemand Friedrich Merz rencontrera Donald Trump à la Maison Blanche. Ils devraient notamment aborder le sujet de la guerre en Ukraine.
Sur le terrain, les services de renseignement militaires ukrainiens ont confirmé avoir mené une vaste opération sur le sol russe, détruisant plusieurs dizaines de bombardiers à l'aide de drones dissimulés dans des camions.
Les bases aériennes visées se trouvent notamment à Irkoutsk (Sibérie) et dans la région de Mourmansk (nord-ouest), à plus de 4 000 km de l’Ukraine et l’opération aurait causé près de 7 milliards de dollars de pertes à la Russie selon le SBU, provoquant un revers stratégique qui va bien au-delà de la guerre psychologique.
Cependant, la question centrale pour Kiev cette semaine est l’expiration, le 6 avril, du régime tarifaire spécial pour les importations ukrainiennes dans l’Union. Selon le ministre ukrainien de l’Agriculture cela pourrait priver le pays de 3,3 milliards d’euros de recettes, soit 2,5% du PIB.