S'exprimant lors d'une réunion à Moscou, M. Poutine a mis en garde contre le fait que les événements tragiques pouvaient être utilisés pour inciter à la violence et qu'il était donc nécessaire de se détacher des émotions.
"Il est facile de jeter une étincelle, très facile. Avec les horreurs qui se produisent là-bas, c'est facile à faire... Lorsque vous regardez les enfants souffrants et ensanglantés, vos poings se serrent et les larmes vous montent aux yeux. C'est la réaction de toute personne normale. Si cette réaction n'existe pas, c'est que la personne n'a pas de cœur, qu'il est fait de pierre", a-t-il souligné.
Outre les 9 200 morts palestiniens et les déplacements massifs de population, les 2,3 millions d'habitants de Gaza sont confrontés à des pénuries de nourriture, d'eau, de carburant et de médicaments en raison du blocus israélien de l'enclave. Les appels internationaux à un cessez-le-feu ont jusqu'à présent été ignorés par Tel-Aviv.
Commentant les troubles civils survenus le 29 octobre à l'aéroport de Makhachkala, centre administratif de la région russe du Daghestan, M. Poutine a estimé qu'une attaque contre les Juifs revenant d'Israël ne pouvait pas aider les Palestiniens.
"Nous devons percevoir tous ces événements avec lucidité, comprendre où est la racine du mal, d'où il vient", a-t-il insisté.
Le président russe a également affirmé que les armes fournies à Kiev se retrouvaient au Moyen-Orient en raison de la corruption en Ukraine.
"Aujourd'hui, ils disent que les armes en provenance de l'Ukraine apparaissent au Moyen-Orient. Bien sûr, c'est le cas parce qu'ils (les Ukrainiens) les vendent. Y compris aux Talibans. Et de là, elles vont partout ailleurs", a-t-il martelé.