Selon les estimations de la Fédération of American Scientists (FAS) pour l'année 2022, la Russie détiendrait ainsi au total 5.977 ogives nucléaires. La Russie est suivie de près par les États-Unis avec 5.428 armes nucléaires disponibles. A eux deux, ils ont entre leurs mains 90 % des armes nucléaires mondiales. Arrive ensuite, loin derrière les États-Unis, la Chine, troisième puissance nucléaire mondiale avec ses 350 ogives. Puis viennent la France (290), le Royaume-Uni (225), le Pakistan (165), l'Inde (160), Israël (90) et la Corée du Nord (20).
Pour mieux comprendre la répartition des armes, deux types d'ogives existent, les stratégiques intercontinentales (déployées), les plus puissantes et de longue portée, puis les non-stratégiques, appelées tactiques, de plus courte portée et destinées au champ de bataille. Le nombre exact de ces dernières est difficile à estimer car elles sont utilisables par de simples chars ou des bâtiments de guerre navale, les confondant avec des charges conventionnelles. Néanmoins une partie de ces armes est destinée à être démantelée car trop anciennes, abîmées ou plus nécessaires.
Enfin, si la Russie brandit la menace nucléaire, le Corée du Nord se montre elle aussi menaçante depuis plusieurs semaines, multipliant les lancements de missiles et exercices militaires. Séoul et Washington ont affirmé ce mercredi 19 octobre, que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un est sur le point de mener ce qui serait, le septième essai nucléaire de son pays.
Dans un communiqué diffusé par l’agence de presse de Corée du Sud (Yonhap) le même jour, l’état-major interarmées sud-coréen (JCS) a qualifié les 250 tirs effectués par la Corée du Nord mardi 18 octobre de « violation manifeste » à l’accord de paix et de dénucléarisation signé en 2018.
« Nous demandons instamment à la Corée du Nord de cesser immédiatement ses actions », a ajouté le JCS. « Les provocations continues de la Corée du Nord sont des actions qui sapent la paix et la stabilité de la péninsule coréenne et de la communauté internationale », a-t-il poursuivi.
Une menace grandissante que prend très au sérieux les États-Unis et ses Alliés occidentaux, poussant le Président américain Joe Biden à déclarer : « Nous n’avons pas été confronté à la perspective d’une apocalypse depuis Kennedy et la crise des missiles cubains ».