Plus de trente ans après la Première guerre du Karabagh, 4 009 citoyens azerbaïdjanais demeurent officiellement portés disparus.
C’est ce qu’a déclaré Hikmet Hajiyev, assistant du président de l’Azerbaïdjan et chef du département de la politique étrangère de l’Administration présidentielle, dans une publication sur le réseau social X.
Selon lui, cette question constitue l’une des conséquences humaines les plus durables du conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Il a souligné que des milliers de familles attendent encore des informations sur le sort de leurs proches disparus.
Hikmet Hajiyev a indiqué que les opérations de recherche, de récupération et d’identification menées dans les territoires azerbaïdjanais autrefois occupés ont permis l’exhumation de 889 dépouilles humaines. Grâce aux analyses ADN et aux examens médico-légaux, les autorités ont réussi à identifier 313 personnes disparues. Par ailleurs, les restes de 226 personnes ont été restitués à leurs familles afin qu’elles puissent procéder à leur inhumation.
Selon le responsable azerbaïdjanais, la découverte de 32 fosses communes dans les territoires libérés met en évidence l’ampleur de la tragédie humanitaire et souligne la nécessité de poursuivre les efforts visant à établir le sort des personnes toujours portées disparues.
« Traiter la question des personnes disparues est une obligation humaine. C’est aussi une question de justice, de dignité humaine, de réconciliation et de paix durable. Chaque personne identifiée apporte à une famille des réponses tant attendues. Chaque dépouille retrouvée contribue à rétablir la vérité et à préserver la mémoire », a-t-il ajouté.