LES HOUTHIS MENACENT LES AÉROPORTS ET L’ESPACE AÉRIEN SAOUDIENS, MAIS ÉPARGNENT LES VILLES SAINTES, SUR FOND DE FRAPPES À RIYAD

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12 Octobre 2026 15:22
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LES HOUTHIS MENACENT LES AÉROPORTS ET L’ESPACE AÉRIEN SAOUDIENS, MAIS ÉPARGNENT LES VILLES SAINTES, SUR FOND DE FRAPPES À RIYAD

Le mouvement houthi du Yémen a mis en garde les compagnies aériennes, les entreprises de transport maritime, le personnel aéroportuaire et les voyageurs contre l’utilisation des aéroports et de l’espace aérien de l’Arabie saoudite, menaçant de possibles attaques dans un contexte marqué par des informations faisant état de frappes visant des infrastructures aéronautiques à Riyad.

Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a formulé cet avertissement dans une déclaration publiée sur le réseau social X, affirmant que les infrastructures aéronautiques saoudiennes pourraient devenir des cibles des opérations militaires du mouvement.

« Les aéroports et l’espace aérien saoudiens sont exposés à des frappes et constituent un théâtre d’opérations pour nos forces », a déclaré Saree.

Le porte-parole a appelé les compagnies aériennes et les autres opérateurs concernés à tenir compte de cette mise en garde dans la planification de leurs vols et de leurs activités sur le territoire saoudien.

Il a toutefois précisé que les aéroports desservant les villes saintes de La Mecque et de Médine seraient épargnés par les attaques des Houthis.

Cet avertissement pourrait marquer une escalade importante dans l’affrontement entre le mouvement houthi, proche de l’Iran, et l’Arabie saoudite. Il ravive les inquiétudes quant à la sécurité de l’aviation civile et des infrastructures de transport dans la région.

L’Arabie saoudite abrite certains des principaux pôles aéroportuaires du Moyen-Orient, notamment l’aéroport international du roi Khaled, à Riyad, et l’aéroport international du roi Abdelaziz, à Djeddah. Ce dernier constitue l’une des principales portes d’entrée pour les pèlerins se rendant à La Mecque.

Toute menace prolongée visant les aéroports ou l’espace aérien du royaume pourrait compliquer les opérations des compagnies aériennes commerciales, avec des répercussions potentielles sur les horaires des vols, les conditions d’assurance et les routes aériennes régionales.

Cette déclaration intervient alors que des informations font état de frappes ayant touché des aéroports à Riyad. Toutefois, l’ampleur des dégâts signalés et les éventuelles perturbations qui en auraient résulté pour l’aviation civile n’ont pas été établies de manière indépendante.

Les Houthis, officiellement connus sous le nom d’Ansar Allah, contrôlent une grande partie du nord du Yémen, notamment la capitale, Sanaa. Ils ont déjà mené des attaques de missiles et de drones contre des cibles en Arabie saoudite.

Le mouvement a également attaqué des navires commerciaux en mer Rouge et dans ses environs, alimentant les préoccupations concernant la sécurité maritime et les routes commerciales internationales.

En 2015, l’Arabie saoudite a pris la tête d’une coalition militaire intervenue au Yémen contre les Houthis. Si les hostilités transfrontalières de grande ampleur ont ensuite diminué à la suite d’une trêve négociée sous l’égide des Nations unies en 2022, le conflit de fond demeure irrésolu.

Le dernier avertissement de Saree laisse entrevoir la possibilité d’une nouvelle pression militaire sur les infrastructures saoudiennes, en particulier si l’affrontement évolue vers un échange de frappes de plus grande ampleur.

À ce stade, aucune information confirmée de manière indépendante ne permet d’établir que l’ensemble des aéroports saoudiens sont actuellement fermés ou que les vols commerciaux ont été suspendus à l’échelle nationale.

L’annonce constitue une menace émanant du mouvement houthi. Elle ne doit pas être confondue avec un avis officiel de sécurité aérienne émis par les autorités saoudiennes ou par un organisme international de réglementation de l’aviation.

Par Akbar Novruz