BASE DE GYUMRI ET PRIX DU GAZ : MOSCOU SE DIT PRÊTE À DISCUTER AVEC EREVAN

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6 Octobre 2026 17:13
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BASE DE GYUMRI ET PRIX DU GAZ : MOSCOU SE DIT PRÊTE À DISCUTER AVEC EREVAN

L’Arménie tente de « rejeter la responsabilité » sur la Russie concernant un éventuel retrait de la base militaire russe de Gyumri, a déclaré dans une interview à RIA Novosti Mikhaïl Kalouguine, directeur du quatrième département des pays de la CEI au ministère russe des Affaires étrangères.

Selon lui, Erevan tente de présenter les choses comme si c’était Moscou qui avait pris l’initiative d’évoquer les perspectives du maintien de la base militaire russe en Arménie.

« La position de la Russie concernant la base militaire qui y est déployée a été clairement exposée par le président russe Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse du 1er septembre. Bien entendu, nous sommes prêts à examiner l’ensemble des questions liées à notre base dans le cadre de la discussion concrète proposée par la partie arménienne sur les perspectives des relations russo-arméniennes », a déclaré Kalouguine.

Selon lui, si une telle discussion a lieu, elle portera également sur les contenus actuellement relayés par les médias arméniens, dont l’objectif serait de « discréditer la présence militaire russe en la présentant presque comme un élément « d ‘occupation ».

Kalouguine estime que « la nette majorité des citoyens de la République est favorable au maintien de la base militaire russe en Arménie, laquelle est devenue au fil des années un lieu d’attraction pour de nombreux citoyens. Cela se voit notamment à l’intérêt qu’ils manifestent pour les journées portes ouvertes régulièrement organisées ».

Kalouguine a également déclaré que l’Arménie « ne trouvera nulle part des conditions aussi avantageuses » pour ses achats de gaz que celles actuellement proposées par la Russie : « Il est évident qu’Erevan ne trouvera nulle part des conditions aussi avantageuses que celles proposées aujourd’hui par la Russie. Il faudra acheter le gaz au prix du marché, ce qui entraînera l’apparition de nouveaux déficits dans le budget [arménien]. »

« Nous disposons avec l’Arménie d’un vaste cadre juridique et conventionnel qui consacre le statut privilégié et allié de nos relations bilatérales. Si les autorités arméniennes souhaitent, dans le cadre de la “diversification” de leur politique étrangère, revoir ce statut, c’est leur droit. Mais elles devront alors également renoncer aux avantages que Moscou accorde uniquement à ses alliés. Le prix du gaz est l’un des exemples de ces avantages », a déclaré Kalouguine.

Selon le diplomate, la Russie ne s’oppose pas à ce que l’Arménie achète du gaz auprès d’autres pays : « Cependant, il faut comprendre quelle est l’alternative aux approvisionnements russes… Jusqu’à 85 % du gaz consommé par la République provient de Russie, soit environ 2,2 à 2,7 milliards de mètres cubes par an. Les livraisons sont effectuées sans droits de douane à l’exportation, à un prix fixe de 177,5 dollars américains pour 1 000 mètres cubes. L’Arménie reçoit également de Russie des produits pétroliers sans droits de douane. »