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Joseph Joubert (1754-1824)

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3 POLICIERS CONDAMNÉS APRÈS LA MORT D'AMADOU KOUMÉ EN 2015

20 Septembre 2022 17:01 (UTC+01:00)

Après plus de sept ans, l’heure est au jugement dans l’affaire Amadou Koumé. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, mardi 20 septembre, trois policiers à 15 mois d'emprisonnement avec sursis pour homicide involontaire, après la mort du père de famille interpellé dans un bar de la capitale, le 6 mars 2015.

L'homme de 33 ans, ce soir-là en crise de démence, a succombé à une "asphyxie mécanique lente", liée à deux clés d'étranglement et à son maintien au sol au total plus de six minutes sur le ventre, les mains menottées dans le dos.

Le tribunal a condamné à la même peine Anthony B., 46 ans, le gardien de la paix auteur des gestes d'étranglement, Sébastien P., 48 ans, à l'époque brigadier, qui a appuyé son genou sur les lombaires et sur le bras d'Amadou Koumé, et le major Didier M., 62 ans, plus haut gradé ce soir-là.

Ils ont été reconnus coupables de "fautes" en lien direct avec la mort d'Amadou Koumé, le premier pour son usage de la force, "certes légitime", mais "insuffisamment maîtrisé", ainsi que pour avoir laissé M. Koumé en position ventrale sans s'enquérir de son état de santé.

Sébastien P. a fait preuve d'un "manque évident de discernement" en ne s'"intéressant pas à (son) état de santé après une interpellation très mouvementée" et alors qu'il ne représentait à ce moment-là "plus aucun danger", selon le tribunal.

Didier M. s'est rendu coupable d'"une succession de négligences et de manquements" en tant que "responsable de l'opération", présent dans le bar, pendant le transport en fourgon et à l'arrivée au commissariat, où le décès de M. Koumé a été constaté.

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