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Joseph Joubert (1754-1824)

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L'ACCUEIL DE MOHAMMED BEN SALMANE À L'ÉLYSÉE DIVISE LA CLASSE POLITIQUE FRANÇAISE

29 Juillet 2022 05:46 (UTC+01:00)

La réception à l'Élysée du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, jeudi soir, divise la classe politique française. Là où Aurore Bergé, cheffe de file de la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale, défend une "nécessité absolue" de discuter, plusieurs voix de l'opposition critiquent ce dîner de travail avec Emmanuel Macron.

L'ancien candidat écologiste à la présidentielle, Yannick Jadot, a critiqué sur Twitter cette visite de "MBS" : "Au menu du dîner entre Emmanuel Macron et MBS le corps démembré du journaliste Khashoggi ? Le chaos climatique ? La paix et les droits humains ? Le jour du dépassement ? Non ! Du pétrole et des armes ! L'exact opposé de ce qu'il faut faire !", a dénoncé l'eurodéputé EELV.

La députée écologiste de l'intergroupe Nupes, Sandrine Rousseau, a quant à elle listé les raisons qui auraient pu justifier un refus de recevoir le prince héritier saoudien : "(MBS) sanctionne de peine de mort l’homosexualité, donne aux femmes un statut de mineure, achète des armes à la France pour tuer les civils au Yémen, commandite le meurtre de Jamal Khashoggi." Et elle poursuit : "MAIS (il) a du pétrole DONC (il) est reçu à l'Élysée."

"Macron va recevoir le prince saoudien ben Salmane, dit 'MBS', infréquentable entre autres, depuis l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. Pour Macron, le pétrole n'a ni odeur, ni horreur !", a réagi pour sa part l'eurodéputé ex-Rassemblement national, Gilbert Collard.

"Je crois qu'il est important que le président de la République française puisse recevoir un certain nombre de ceux qui sont de facto ses interlocuteurs (...) d'autant plus dans le contexte que l'on connaît, lié à la crise ukrainienne et aux enjeux énergétiques majeurs que nous avons", a plaidé au contraire, sur Franceinfo, la cheffe de file des députés Renaissance (ex-LREM), Aurore Bergé.

"Discuter avec l'ensemble des pays du Golfe me paraît une nécessité absolue, ça ne veut pas dire que vous oubliez les sujets (...) qui sont essentiels en termes de valeurs et de droits de l'Homme, mais vous avez la nécessité d'entretenir évidemment un dialogue", a-t-elle ajouté.

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