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MACRON : L'UKRAINE NE PEUT PAS DEVENIR MEMBRE DE L'UE AVANT "PLUSIEURS DÉCENNIES"

9 Mai 2022 14:49 (UTC+01:00)
MACRON : L'UKRAINE NE PEUT PAS DEVENIR MEMBRE DE L'UE AVANT "PLUSIEURS DÉCENNIES"
MACRON : L'UKRAINE NE PEUT PAS DEVENIR MEMBRE DE L'UE AVANT "PLUSIEURS DÉCENNIES"

Paris / La Gazette

Devant le Parlement européen, à Strasbourg, le chef de l’Etat a évoqué une éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.

Pour Emmanuel Macron, l’Ukraine ne peut pas devenir membre de l’Union avant « plusieurs décennies »

Devant le Parlement européen, à Strasbourg, le chef de l’Etat a évoqué une éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne :

L’Ukraine, par son combat et son courage, est d’ores et déjà aujourd’hui membre de cœur de notre Europe, de notre famille, de notre union. Mais même si nous lui accordions demain le statut de candidat (…) à l’adhésion (…), nous savons tous parfaitement que le processus (…) prendrait plusieurs années, en vérité sans doute plusieurs décennies, sauf à ce que nous décidions de baisser les standards de cette adhésion et donc de complètement repenser l’unité de notre Europe, et parfois les principes au nom desquels nous sommes exigeants à l’égard de certains de nos propres membres. Et nous y tenons tous.
Ainsi, pour Emmanuel Macron, « l’Union européenne, compte tenu de son niveau d’intégration et d’ambition, ne peut pas être à court terme le seul moyen de structurer le continent européen ».

Macron appelle à la création d’une « communauté politique européenne » pour accueillir notamment l’Ukraine

Après son passage sur une éventuelle adhésion de l’Ukraine, qui prendrait « plusieurs décennies », Emmanuel Macron s’interroge : « Comment organiser l’Europe d’un point de vue politique et plus large que l’Union européenne ? » Pour cela, il souhaite la création d’une « communauté politique européenne ».

Cette communauté « permettrait aux nations européennes démocratiques adhérant à notre socle de valeurs de trouver un nouvel espace de coopération politique, de sécurité, de coopération en matière énergétique, de transports, d’investissements d’infrastructures, de circulations de personnes, en particulier de notre jeunesse », a-t-il poursuivi.

« La rejoindre ne préjuge pas d’adhésion future à l’Union européenne, tient-il à préciser. Comme elle ne serait pas forcément fermée à ceux qui ont quitté cette dernière. » « Il faut rassembler notre Europe dans la vérité de sa géographie avec la volonté de préserver l’unité de notre continent », conclut-il devant les députés européens réunis à Strasbourg.

Il faudra réformer nos textes, c’est évident. » Dans son discours devant le Parlement européen, le président français s’est dit « favorable » à une révision des traités. Il souhaite ainsi que soit convoquée « une convention de révision des traités » dès le mois de juin. « C’est une proposition du Parlement européen et je l’approuve », a-t-il lancé sous les applaudissements des eurodéputés.

Selon M. Macron cette convention « doit avoir un objectif clair dès le début ». « Il faut commencer une convention en sachant où on arrive. D’expérience, quand on commence des exercices aussi ambitieux, si on n’a pas une idée claire au début, il est rare qu’elle le soit davantage à la fin », a-t-il ironisé, en évoquant implicitement la convention pour le climat que M. Macron avait lancé durant son premier mandat.

Par ces révisions des traités, le chef de l’Etat souhaite notamment « généraliser le vote à la majorité qualifiée dans nos décisions pour nos principales politiques publiques » et « clarifier nos objectifs tels que le climat, le plein-emploi, la croissance, la justice sociale ». M. Macron propose aussi de renforcer « la légitimité du contrôle démocratique » en revoyant « les règles des élections européennes » ou « les droits d’initiative au Parlement ».

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